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La Mafia et le quartier mafieux

Au départ, Neotokyo n’était peuplé que de survivants voulant tenir jusqu’au lendemain, voyant leur avenir au jour le jour, étant heureux chaque matin de pouvoir voir un nouveau jour se lever, même si la mort et la destruction étaient le décor de leur vie ; le fait de pouvoir admirer ce morbide paysage signifiait qu’ils avaient tenu une journée de plus. Très vite, des décombres fumants de l’ancienne une nouvelle société naquit et de ses structures découlèrent de nouvelles dérives. De la violence et du commerce, nécessaire afin de pouvoir continuer à exister, sont nés les gangs. Ces gangs étaient organisés autour de trois leaders principaux ; Grippe-Sou, Don Joe et Abel. Ils étaient respectivement le chef des clowns, du gang des quartiers Sud-Ouest et du gang des bas quartiers.

Le gang des quartiers Sud-Ouest était le plus pacifiste et le plus respecté des gangs par la population. Il ne la malmenait pas et était toujours prêt à rendre service. Don Joe avait bien compris l’importance du soutien de la population dans les quartiers gérés par son organisation. Grâce à cela, il pouvait se rétribuer en demandant des ressources, des faveurs ou même des services. Il avait réussi à corrompre tout le monde et à les conserver sous sa coupe grâce un code d’honneur très apprécié et inculqué aux plus jeunes recrues dès leur arrivée. Leur cerveau encore malléable lui permettait d’assurer la pérennité de son clan. Ce code d’honneur, qui a toujours cours de nos jours protégeait la population de tout abus, incitait au dépassement, la fidélité et punissait les faibles ou les traîtres. Peu à peu, le code devint loi. Don Joe avait assis son pouvoir sur les quartiers Sud-Ouest et le gang n’était alors qu’un enfant titubant et balbutiant, mais il tenait déjà dans le creux de sa main des centaines de vies.

Parallèlement à la création de la police dans les bas quartiers et à la disparition d’Abel et de son gang, Don Joe prit peur qu’une idée similaire germe dans la tête des habitants de ses quartiers. Il aurait pu durcir sa politique, augmenter les violences et mettre à genoux la population, mais il ne voulait pas risquer d’affrontement avec cette nouvelle force  et une insurrection, ce qui aurait sans aucun doute coupé la tête de son organisation grandissante. À la place, il préféra employer ses hommes à ramener encore et toujours plus à l’ordre ses quartiers, les rendant sûrs et plaisants à vivre. Il construisit des infrastructures pour tous ainsi que de nombreuses résidences pavillonnaires, aujourd’hui occupées par les membres de la mafia, mais à l’époque à des prix imbattables aidant la population à mieux vivre et voir de jours meilleurs. Les habitants aimaient ce leader et n’hésitaient pas le défendre eux-mêmes s’il le fallait. C’est ainsi que l’infiltration de la police dans ces quartiers fût repoussée et que ce gang devint une des pierres angulaires de la politique et de l’économie de Néotokyo. Le gang avait atteint l’âge de raison et était devenu une mafia.

Peu de temps après, la mafia a découvert un moyen de contacter le reste du monde. Acceptant de devenir une succursale pour une organisation bien plus grande, elle put commercer et avoir accès à de nouvelles ressources jusque là insoupçonnées. Ce secret bien gardé par les hauts responsables de l’organisation leur a permis de subsister et même de grandir jusqu’à la taille que nous lui connaissons. Elles avaient atteint l’âge serein d’être parent et enfantèrent de plus petites organisations telles que le quartier rouge sur lesquelles elle conserve un regard bienveillant et protecteur.

La police a depuis bien essayé de tuer l’organisation, mais grâce à de nombreux cadeaux de l’organisation lui permettant de s’affranchir de sa dépendance aux bas quartiers elle n’eut plus aucun intérêt à affronter la mafia, bien au contraire. La police devint milice. L’organisation, sous ses égards bienveillants, ses étreintes protectrices, était en fait tentaculaire et son contact toxique, sa compagnie corrompant les âmes plus pures. La mafia a bien vieillit et elle coule doucement ses vieux jours s’occupant de son jardin, mais dans l’ombre ses petits se pressent, l’observant en silence, attendant le moindre signe de faiblesse, la moindre chute, pour prendre la tête de l’organisation et profiter de son héritage. Elle a construit bien des choses,  bâtit une famille qui l’entoure, mais vit bien seule dans la violence qu’elle dévore afin de survivre, prodiguant un savant mélange de pression et de protection pour ne pas succomber.

La mafia de nos jours

La mafia de nos jours est une des plus grosses et influentes institutions de Néotokyo. Son rôle au sein de la ville est aussi bien l’approvisionnement de la ville en ressources aux vues de ses connaissances et accords avec le reste du monde, que le maintien de l’ordre et la protection. En effet, elle se doit pour que son économie soit pérenne, que l’ordre soit maintenu et que les autres institutions mesurent leur expansion. C’est pourquoi, depuis la renaissance de Néotokyo et dans l’ombre des autres factions, elle fait à la fois office de puissance économique, politique, régulatrice et législative. C’est le législateur, la police, le juge et le criminel de Néotokyo.

Commerce et ressources

L’organisation utilise son réseau afin de commercer avec le monde extérieur. Elle propose de l’argent bien sûr, mais aussi de la main-d’œuvre, des secrets et les denrées produites à Néotokyo comme du poisson, des algues et diverses drogues ; qu’elle échange contre de l’armement qu’elle importe au sein de Néotokyo. La mafia est la principale source d’armement et de revenu de la ville. Elle possède de nombreux hommes, mais à part les missions internes elle préfère la plupart du temps engager des agents extérieurs pour exécuter ses diverses tâches. En somme, en commerce comme en travaux la mafia préfère toujours faire office d’intermédiaire ponctionnant une part de chaque transaction de Néotokyo.

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